05 novembre 2009

Retour en Catalogne

Disposant d’une petite semaine de vacances, je suis parti la semaine dernière à Barcelone. Arrivant le dimanche dans la soirée pour repartir jeudi dans l’après midi, mon séjour aura été de courte durée. Je n’étais pas retourné dans la capitale de la Catalogne depuis un an et demi, et à vrai dire, ça me manquait.

Mon bref séjour aura surtout été l’occasion de rendre visite à de bons amis. D’abord trois camarades du PS français, expatriés à l’étranger. Nous nous sommes revu autour d’un verre et quelques « tapas ». Ils apprécient que je leur fasse signe à chaque fois que j’ai l’occasion de venir. En fait, c’est avec plaisir que je retrouve les gens de ma première section. Nous avons passés de bons moments à l’occasion de la campagne présidentielle.

Il y a ensuite deux amis catalans, Eduard et Maria. Nous n’avons pas coutume de nous écrire souvent, ni de nous parler via msn. Mais je suis content de voir qu’à chaque fois que j’ai l’occasion de venir et que je leur signale mon arrivée, ils répondent présents. Je les ais rencontrés lors de mon séjour ERASMUS en 2007, on avait quelques cours en communs. On a même travaillés ensemble dans un groupe de travail. Ils ont dit qu’ils essaieraient de venir me voir en France. C’est avec joie que je les recevrai.

Souhaitant profiter un peu de ma famille, mes oncles, mes cousins, ma grand-mère, je n’ai pas spécialement (re)visité Barcelone. Bien qu’il fasse doux, le ciel était généralement couvert et avec le changement d’heure, la nuit tombe trop vite. Je suis bien allé dans quelques librairies mais je n’y ais rien acheté, trop fauché que je suis. Je suis allé faire un tour sur les Ramblas et boire une sangria dans mon bar préféré. C’est dans ce lieu que j’ai envoyé un sms à mon amie polonaise pour lui dire que je buvais un verra à sa santé.

Enfin, je suis allé voir une exposition au Musée d’Art Contemporain, consacrée à John Cage, un artiste américain, connue pour sa musique expérimentale. J’avais entendu parler de cette expo en lisant un article dans El Pais. Le thème de l’anarchie du silence m’avait plu et motivé à découvrir l’artiste. Au final, j’ai trouvé l’œuvre de Cage intéressante mais l’exposition peu accrocheuse : quelques photos, beaucoup de partitions annotées à lire, écouter des sons sur des rares écouteurs, forcément prisés par les quelques gens du public.

L’art contemporain me semble décidément trop abstrait pour être accessible au commun des mortels. J’ai la désagréable impression d’un art imperméable, ressemblant par moment à une vraie arnaque. Se pose le problème de l’accessibilité intellectuelle et sociale de ce genre d’œuvre.

Ci-dessous une vidéo montrant une des œuvres de John Cage.

 

 

12 octobre 2009

Séquence parisienne (2)

Deuxième visite sur Paris pour une semaine de concours. Du même niveau de réputation et de difficulté que le précédent examen, l’examen se compose de cinq épreuves : quatre dissertations et une note de synthèse. J’en suis sorti globalement satisfait.

Les sujets m’ont paru abordables mais diversement stimulants. Alors que le sujet de culture générale (liberté et espace public) me paraissait trop nous enfermer dans sa dimension juridique, je me suis éclaté, voir même épaté, en économie, dont le sujet était consacré à la crise mondiale.

Plus alerte face aux sujets et plus à l’aise dans la rédaction qu’il y a un mois, j’ai également mieux géré mon temps, qui reste un de mes principaux problèmes. Les correcteurs pourront ainsi juger un devoir complet, et moi voir dans les notes qu’ils me donneront, un moyen de mieux m’évaluer.

Malheureusement je me suis bien planté pour l’épreuve sur dossier. C’est un type d’épreuve que j’ai découvert cette année, sans aucun cours de méthode et avec peu de pratiques (cinq à six sujets d’entrainement en comptant les deux derniers concours), et que je maitrise encore bien mal. J’ai tendance à me perdre dans les détails quand il faut aller à l’essentiel.

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Lors du concours, j’ai croisé trois filles de ma promo. C’est toujours un plaisir de voir des têtes familières dans une masse de visages. Ca l’est beaucoup moins quand on se rend compte qu’on ne connait pas ton nom et/ou qu’on tarde à te reconnaitre.

Je trouve hallucinant de passer un an ensemble en classe, dans des cours en petit comité entre 15 et 30 personnes avec des exposés réguliers et des échanges d’informations par mails, sans apprendre au minimum les noms de tes collègues.

Certes nous n’avons pas fait de soirées pour mieux nous connaitre, certes nous n’avions pas d’affinités particulières dans les discussions à la pause, certes je dois arrêter d’être égocentrique, mais je trouve cela significatif de l’ambiance bien peu collective qui animait ma promo de l’an dernier.

Bien sur, ce que je dis là ne concerne pas L. qui m’a reconnu parce qu’on se connait depuis la deuxième année et qu’on a travaillé sur plusieurs exposés au dernier semestre.

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A l’occasion de mon séjour, j’ai enfin renoué contact avec mon amie d’enfance. On ne s’était pas vu et parlé depuis quatre, cinq ans. Nous nous étions furtivement parlé un mois avant mais n’avions pu nous rencontrer. Elle a eu la gentillesse de m’héberger la semaine dans son appartement qu’elle partage avec un sympathique breton.

J’appréhendais quand même un peu ces retrouvailles. Mais mes craintes se sont rapidement dissipées. J’ai découvert un peu son univers, son école, ses amies, sa vie sur Paris. Elle m’a parlé de son travail et de ses projets. Je lui ai expliqué mes concours. On a parlé de nos familles respectives, ce qu’elles devenaient etc.

Etrangement, nous n’avons parlé de notre enfance commune que tardivement, la veille de mon départ, à trois heures du matin, après quelques verres de ponch pour elle et quelques bières pour moi. Un moment empreint de nostalgie légère et de gaieté, au rythme des souvenirs et des fous rires qui se succèdent. Un moment d’intimité et d’émotion aussi lorsque nous avons parlé de son frère, disparu depuis huit ans déjà.

Cette fille est simplement magnifique et resplendissante de beauté. Beauté physique bien sur, ses quelques kilos lui vont très bien, elle a de belles formes. Mais beauté intérieure surtout. « Notre rayon de soleil » l’appelle très justement sa mère. Constamment souriante et plein d’humour, elle respire la joie de vivre. C’est ce que j’ai toujours aimé chez elle…

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Dernier point, j'ai été voir un spectacle d'improvisation. C'était dans un bar, j'y suis allé avec l'amie en question, son colloc et des amis à eux. Deux binomes de garçons s'opposaient donc sur des thèmes annoncés par une arbitre. Les deux équipes jouaient tantot en suivant, tantot ensemble. Le public arbitraient par un vote à main levé. Les équipes pouvaient recevoir de l'arbitre, en fonction du vote du public et du non respect des règles du jeu, des cartes bonus ou malus. Ces cartes servaient pour la seconde partie du jeu  qui leur permettaient  de rajouter un élément incongru au thème du jeu.

C'était très sympa. J'ai trouvé les acteurs très bons, une équipe plus que l'autre, mais il s'avère que les deux gars de cette équipe se connaissait mieux que les gars de l'autre équipe. Plus facile dans ce cas là de rentrer dans le délire de l'autre en rajoutant des choses sans le choquer. Ils étaient tellement bon que je me suis demandé si cela n'était pas organisé.

08 septembre 2009

Séquence parisienne

J’étais à Paris la semaine dernière pour passer les épreuves écrites du fameux concours de l’ANE. Ne m’étant pas suffisamment bien préparé durant l’année universitaire écoulée, ma motivation étant trop fluctuante pour un effort continu dans la durée, j’ai appréhendé l’exercice sur 5 après midi, comme un entrainement.

Si les sujets ne m’ont pas paru « infaisables », j’avais de quoi dire sur chaque sujet,  ils étaient suffisamment larges pour s’y perdre. En fait, il m’a manqué de l’automatisme dans le traitement des sujets et l’élaboration des plans. Il faut savoir à la fois explorer plusieurs pistes de réflexion et les sélectionner ou les articuler dans un plan cohérent et construit.

J’ai aussi perdu beaucoup de temps pour rédiger des introductions au final laborieuses et trop mal ficelées. Et alors que les autres candidats, visiblement plus préparés, alignaient pages sur pages, je rendais péniblement une copie double.

Bref, je ne suis pas content de mes performances mais conscient de mes limites. Je prévoie de le repasser l’an prochain avec plus de sérieux et plus de continuité dans ma préparation. J’ai la prétention de croire que j’ai mes chances.

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Ce séjour sur Paris m’a donné l’occasion, en dehors des heures du concours, de retrouver certains amis socialistes rencontrés sur la blogosphère. Bangor, que j’avais précédemment rencontré lors de sa venue à Toulouse, et son épouse, que je ne connaissais pas, m’ont invité à diner chez eux. Par ce biais, j’ai enfin pu mettre un visage sur Raph, jeune socialiste comme moi. Nous avons ainsi parlé de nos études et quotidiens respectifs avant de parler plus de l’actualité politique : La Rochelle, les primaires, Terra Nova, Besoin de gauche.

Trois jours plus tard, sur l’initiative de Tonio, un des plus anciens intervenants sur le blog de DSK (lorsque ce dernier était actif), nous nous sommes tous retrouvés boire un coup – et finalement manger – dans un bar-resto appelé « Le coup d’Etat ». Une bonne soirée avec des gens de bonne compagnie. Tonio était un peu la vedette en sortant blagues sur blagues. J’avais déjà perçu dans nos échanges sur internet son trait d’humour mais c’est encore plus grand en vraie. En sortant, il a eu la gentillesse avec Raph de me faire visiter un peu le coin.

Au fil de nos conversations, j’ai toutefois réalisé l’écart entre Paris et la province en matière de militantisme, puisque beaucoup de choses se passent et se jouent dans la capitale. J’ai surtout mesuré mon « isolement politique » puisque je ne milite pas en dehors de ma petite section, et qu’après l’éclatement de S&D (courant soc-dem) à l’occasion du congrès, je n’ai pas rejoins Besoin de gauche où se sont retrouvés l’essentiel de mes contacts socialistes (je ne suis dans aucun courant à proprement parlé).

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Avant mon arrivée, parfois deux mois à l’avance, parfois quelques jours avant, j’ai tenté de contacter un certain nombre d’amis (non politiques) afin de les voir autour d’un verre lors de mon bref passage à Paris. Hélas, je n’ai pas eu beaucoup de retour. Je dois dire que dans ces situations là, l’égo en prend un coup. C’est moins l’impossibilité d’une rencontre qui me peine que l’absence de réponses.

La vie m’a appris que le temps et la distance n’aident pas vraiment à conserver des amitiés ou des contacts solides dans la durée. C’était toujours avec difficulté que je redécouvre ce principe. Les efforts des uns et des autres parfois ne suffisent pas. Mais la vie réserve bien des surprises et donne l’occasion de retrouvailles improbables.

C’est ainsi que j’ai renoué contact avec ma principale amie d’enfance – pour qui j’avais le béguin, ce dont j’ai déjà parlé – après un silence de quatre, cinq ans. Nous devions nous voir le samedi avant mon départ. Un empêchement de dernière minute a fait que ça n’a pas été possible. Mais j’ai senti dans notre rapide échange téléphonique qu’elle était contente de m’avoir au téléphone. Ce sera pour le mois d’octobre.

En pensant à elle, à notre histoire, je me suis dit que j’avais changé ma façon de voir les choses sur la vie. J’ai longtemps eu du mal à tourner la page de certains moments de mon enfance et adolescence. Aujourd’hui, je vie cela comme une série de séquences. Dans chaque séquence, on vie tel ou tel évènement, on rencontre telle ou telle personne, on a telle ou telle expérience. Puis quand des bouleversements/ changements surviennent, c’est un nouveau chemin qui se dessine et qu’on emprunte. Rien ne garantie que les gens de la séquence précédente soient encore présents dans la nouvelle. Mais rien n’interdit qu’ils ne réapparaissent pas plus tard.

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Grace à mon cousin, j'ai pu visiter samedi le Musée d'Orsay le samedi après midi. Mon séjour parisien m'a fait penser à mes six mois à Barcelone, à prendre le métro pour se déplacer, à voir des gens d'origines diverses etc. Sympa.

30 juillet 2009

Retour sur mon séjour lillois


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(vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus)


En avril dernier, je suis venu passer un bref séjour à Lille afin de subir les deux épreuves orales d’admissibilité du concours des IRA, qui, s’il m’avait été favorable, faisait du Nord ma nouvelle terre d’accueil pour dix huit mois au moins.


Ce petit séjour – car j’arrivais mardi matin pour repartir jeudi à midi – m’a donné l’occasion de rencontrer Pierre le Belge, en vrai, après l’avoir fréquenté au sein de la blogosphère pendant près de trois ans, d’abord sur le blog de DSK, puis sur nos blogs respectifs et ceux des copains.


Belgo a eu la gentillesse de m’accueillir chez lui pendant ces quelques jours, et l’amitié de me servir de guide, lors de son temps libre, dans la capitale des Chtis. Et pour cette grande hospitalité je ne le remercierai jamais assez.


Nous sommes tous les deux membres du PS – certes de tendances différentes et il aime bien malicieusement me le faire remarquer – et je trouve formidable, au moment où on présente les relations entre socialistes comme détestables, que des camarades, sans trop se connaitre, s’hébergent et s’entraident. La remarque vaut pour mes amis Selene et Bangor que j’ai eu plaisir à rencontrer précédemment.


Mes parents sont amusés, et à la fois dubitatifs, de voir que je connais des camarades aux quatre coins du pays et que je « m’invite » chez eux sans les avoir jamais rencontrés IRL. La blogosphère offre des possibilités de rencontres et d’interconnexions sociales plus fortes qu’on n'imagine.


Lors de mon arrivé, Belgo est venu me chercher en voiture à l’aéroport et m’a présenté les principaux points du centre ville, avant qu’on aille chez lui pour manger. Après le repas, il est reparti travailler et je suis parti explorer Lille à pieds pour tout l’après midi. Il a bien essayé de me faire prendre le vélo mais je préfère la marche, aussi longue soit elle.


Les photos ci-dessus sont celles que j’ai prises cet après midi là. Il a plu un petit peu et n’ayant pas de parapluie je me suis abrité à la gare. Je me suis rendu compte que j’étais déjà venu dans ces lieux, il y a quelques années – presque dix ans – lorsqu’avec mes oncles espagnols – alors en Belgique pour le travail – et mes parents nous nous étions arrêtés, à notre retour d’un weekend en Angleterre, à Lille (c’est simple, non ?).


Le soir, mon hôte m’a fait gouter une tarte au maroilles. Je craignais un fromage fort en gout – comme l’odeur quoi - mais au final ça m’a bien plu. Nous avons ensuite parlés de mes épreuves du lendemain et autres choses plus personnelles. Il m’a expliqué plus longuement son combat politique à Bavay et ses nombreuses entreprises militantes.

 

Le lendemain, après les épreuves du concours en ce qui me concerne et après le travail pour Pierre, nous sommes allés boire une bière au bar qu’on dit être le QG de Martine Aubry. Nous avons parlés de l’origine de nos engagements politiques respectifs et de nos objectifs à terme. Je me suis rendu compte dans les deux cas que j’étais dans la confusion. J’étais bien mal à l’aise. Puis nous avons parlé de la Belgique et plus précisément de son histoire car je ne comprenais pas pourquoi la France devrait intervenir pour que la Belgique éclate vraiment. Enfin, nous avons abordés les différentes cultures au sein du PS et les divergences entre le socialisme du Nord et celui du Sud, plus proche du radical-socialisme.


La rencontre fut plaisante et les discussions passionnantes. J'avais quelques inquiétudes quand meme en arrivant, parfois le passage du net au réel se passe "mal". C'est ce qui était arrivé à notre ami Quidam quelques jours avant. Et si le courant ne passait pas ? Je pense qu'il est bien passé. J'aurai peut etre le plaisir de l'accueillir chez moi à l'automne. A confirmer...

21 juillet 2009

Weekend en bord de mer

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Petit weekend sympa à Leucate plage. Alors que vendredi je quittais Toulouse sous la pluie, c'est un beau ciel bleu qui m'a accueilli dans l'Aude. Ciel bleu, un peu venté mais sans etre insupportable, pas de grosse chaleur la journée ou le soir, mer froide mais abordable, il faisait bon vivre dans ce petit coin de paradis.

Lors de son escale dans la ville Rose le weekend du 14 juillet, Laurent, mon vieux pote des Vosges, m'avait invité à passer quelques jours à Leucate, où il allait rejoindre sa petite amie qui y travaille l'été. Une fois que j'ai su que je pouvais posé mon RTT ce lundi, j'ai pu lui confirmer ma venu et organiser mon escapade.

Laurent est un de mes meilleurs amis. La distance géograhpique entre nos lieux de vie fait qu'on ne se voit pas très souvent. C'est encore pire depuis qu'il travaille et qu'il n'a droit qu'aux cinq semaines de congés payés par an. On a coutume de se retrouver dans les Pyrénées tous les étés pour aller faire quelques ballades en montagne avec ses parents. Cette année devrait déroger à la règle tant nos congés ne correspondent pas. Il a du les poser en juillet quand je les prends en aout. Aussi, dès que l'occasion se présente, on fait tout ce qu'on peut pour se retrouver un moment.

Ce dépaysement et ces retrouvailles étaient bienvenue.J'ai aimé ces balades le long de la plage,tantot sur le sable chaud, tantot les pieds dans l'eau, à parler de choses et d'autres. Des nos souvenirs de collégiens. Du temps présent. Des projets à venir aussi. J'ai aimé etre allonger sur ma serviette de bain, faire un peu de bronzette, mais aussi écouter les yeux fermés le bruit des vagues et le pas des vacanciers sur le sable. L'eau était à 21 - 22 degré, loin de mes 28-30 à Djibouti, mais j'y suis rentré sans gros soucis. Meme pas peur ! Laurent et sa copine étaient plus frileux et prenaient donc plus leur temps. J'ai aimé, une fois dans l'eau, faire face aux vagues, les enjamber voir y plonger dedans.

Ces deux jours m'auront aussi permis de découvrir les vacances en camping. En effet, si j'ai longtemps passés mes vacances près de la mer, sur les cotes catalanes, je n'ai pas souvenir avoir fait l'expérience du camping. Laurent avait prévu une tente mais il avait pu dégoté en début de semaine une caravane sympatoch. Suffisante en tout cas pour dormir dans des lits différents et entreposer nos affaires. Mais les installations du camping (sanitaires, éclairage) étaient pas mal. Moi qui avait vu un reportage sur les campings, j'avoue que je redoutais un peu :)

Le petit séjour s'est donc bien passé. Samedie soir, nous sommes allés au resto où l'on a mangé des huitres et une zarzuela. Le dimanche, on s'est débrouillés pour manger (sandwitch américain puis pizza), en particulier le "midi" où nous avons mangés presque à quatre heures. Pire que l'heure espagnole ;-). Seuls bémols, le prix mais aussi le refus du commerçant/restaurateur de prendre la CB. Et quand c'était pas la CB, c'était le chéquier, ce qui est on en conviendra, est plus courant. Heureusement que j'ai pensé à prendre mon chéquier car je n'avais rien de liquides.

Le retour a été un peu mouvementé. Je devais prendre le bus-navette pour rejoindre la gare et de là partir sur Narbonne puis sur Toulouse. Or la navette n'est jamais venue. "Oh, ils sont pas très ponctuels par ici" qu'on m'a dit... il y a ponctualité et ponctualité quand meme. Du coup, avec un bout de carton bricolé, j'ai fait de l'auto-stop. Heureusement je n'ai pas attendu trop longtemps. Un couple de pré-retraités a bien voulu me prendre et m'amener à la gare de Narbonne... après un léger détour pour s'acheter une pizza. J'ai loupé mon train initial mais je me voyais mal exiger d'aller d'abord à la gare :). Du reste, c'était des gens bien sympa. On a papoté de choses et d'autres presque en continue. Puis à la gare j'ai pris le prochain train pour Toulouse. Le weekend était fini telle une parenthèse.

09 août 2008

Retrouvailles entre amis

 

Me voilà revenu d’Orléans où j’ai rendu une petite visite de cinq jours à des amis. Après quasiment deux mois de travail en peinture, avec une dernière semaine bien sous pression, j’avais envie de bouger quelques jours en vacances dans ces « grandes vacances ».

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Je suis donc allé voir mes anciens compagnons de Terminale ES, cela faisait bien deux ans que nous ne nous étions pas vu. Mes amis J. et S., fiancés depuis 3 ans, m’ont merveilleusement accueillit ces quelques jours dans leur petit appartement (« petit » pour 3 personnes sur une longue durée mais correct pour un couple) et ont eut la délicatesse de contacter d’autres collègues pour qu’on se voit pendant mon séjour.

 

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Si le temps a été un peu couvert et pluvieux les deux premiers jours, le soleil et la chaleur était au rendez-vous le reste du temps. Bien que S. travaillait cette semaine, ne nous laissant du coup que le midi et la soirée pour se retrouver tous ensemble, on s’est bien amusés. Pas besoin de se prendre la tête à faire un planning bien définis et surchargés pour savoir s’occupés : bien souvent ça marche au feeling.

 

On s’est baladé dans le centre ville d’Orléans. On a été au cinéma voir Wall-E. On a été boire un coup ou deux dans un bar. J. et moi sommes très cinéphiles, il m’a fait découvrir une série (How I Met Your Mother) et quelques bons films de sa grande collection de DVD. On a joué à la wii, en faisant des parties de boxe, de tennis et de guitare (si ! si !). Le tout en discutant.

 

J’ai bien sûr eu l’occasion de revoir nos autres amis. Le planning des uns et des autres ne coïncidant pas vraiment, selon les contraintes professionnelles et personnelles de chacun, on aura vu les amis sur trois journées. Er. et Em, l’autre couple, sont venu samedi soir. A. nous a invités chez lui à Châteaudun me donnant l’occasion de revoir la ville où j’ai passé un an de ma vie et mon bac. A. et J. m’ont fait comprendre que ma culture cinématographique asiatique laissait à désirer ;-) Enfin, M. a fait l’effort en pleine semaine de venir de Paris pour quelques heures à peine et repartir ensuite, montrant encore une fois sa disponibilité et son sens de l’amitié.Orléans10.JPG

 

Au final une petite semaine bien sympathique. Ca fait plaisir de voir un peu ce que deviennent les uns, les autres. Certains continuent les études quant d’autres travaillent déjà. Certains sont en couples, d’autres (parfois les mêmes) font construire ou s’apprêtent à acheter un appart. Quand je pense qu’on était encore en terminale il y a cinq ans de ça, je me dis qu’on a parcouru bien du chemin depuis.

 

Le plaisir des retrouvailles me laisse toutefois un arrière goût d’amertume sur les chances de continuer à nous revoir dans les années qui viennent. Car finalement chacun construit sa vie avec sa moitié et/ou dans son univers, et le temps et la distance qui nous séparent, encore une fois, viennent éroder la pierre précieuse de l’amitié…

07 juin 2008

Partir...

Invité à prendre congés, je récupère mon gros sac à dos et salue mon examinateur avant de sortir de la salle. Je viens de passer mon oral de socio des politiques publiques, la dernière de mes épreuves d’examen. Me voilà libre. Je salue quelques collègues qui s’apprêtent à passer l’oral, je téléphone à un ami et m’en vais illico à la gare. Mon année universitaire est finie : j’attends ce moment depuis quelques temps déjà.

Après avoir passé un bon mois et demi à bosser sur mon mémoire et à préparer puis passer mes examens, j’étais arrivé à saturation. Lassé de voir les mêmes têtes, déçu par certaines d’entre elles, fatigué d’une certaine routine quotidienne, je ressentais le besoin de voir autre chose, de faire une rupture.

Dans une moindre mesure, le temps passé devant mon ordi à bosser et/ou sur le net à suivre l’actualité politique (dont celle de mon parti) me laissait chaque jour la désagréable impression d’étouffer. Le besoin de me changer les idées s’imposait. C’est pour ça que je suis parti une petite semaine sur Barcelone. J’ai un temps pensé monter sur Paris mais la question du logement m’embarrassait. Et puis j'avais promis à ma famille et à des amis que je reviendrai les voir.

*

Arrivé sur Narbonne en début de soirée mes parents me récupèrent pour partir chez des amis près de Perpignan. Le lendemain matin je prends le train direction Barcelone. Jusqu’à Cerbères, presque seul dans le wagon, mon esprit vagabonde. J’aime beaucoup les voyages en train pour ça. On se retrouve avec soit même. Je me met à penser aux livres que j’ai commandé juste avant mes examens et que je lirai à mon retour. Je tente de me remémorer certains rêves récents (les périodes d’examens sont souvent celles où je m’en souviens le plus). Je joue parfois à les analyser. Le plus souvent je repense aux personnes que j’y retrouve et que je connais dans la vie réelle. Une amie occupe mon esprit. Encore.

A Port Bou je patiente une heure. Je passe le temps à jouer avec mon portable. Je regarde aussi autour de moi. Je vois un couple avec leur enfant. Mon regard se centre un instant sur la femme qui tente de parler à la caisse pendant que son mari s’occupe du petit. Je vois un groupe de jeunes aux traits scandinaves parler et rire en anglais. On sent qu’on se rapproche de Barcelone ! Dans le train, plus je m’éloigne de la frontière, plus je fais le vide dans mon esprit. Peut être est-ce le fait d’entendre parler espagnol et catalan ! Je commence à lire El Portico. J’arrive à Barcelone vers midi. Il pleut.

*

Deux jours après. J’ai passé le week-end chez mes oncles. Il est 14h, je me ballade sur  l’avenue Passeig de Gracia et je descends vers la Place Catalunya. Le ciel est assez couvert. J’espère qu’il ne va pas pleuvoir car je dois passer tout l’après midi dehors en attendant de retrouver quelques camarades en début de soirée. Il y a du monde, beaucoup de monde. L’avenue est remplie de magasins, les gens qui se baladent sont assez typés, socialement parlant. Comme je suis en plein centre-ville, il y a aussi beaucoup de touristes. Plusieurs nationalités se croisent plus qu’elles ne se rencontrent vraiment. A chaque passage piéton, j’ai le chic pour me taper le rouge, mon regard se laisse distraire par la gente féminine. Comme dit mon cousin, à Barcelone on tombe amoureux à chaque coin de rue. Je suis toujours frappé par la beauté et l’élégance des femmes catalanes.

Je fais ensuite le tour de la place Catalunya pour arriver à la sortie de métro près des Ramblas. Il se trouve qu’un an auparavant, un collègue m’avait attendu là pour aller faire la fête. J’entreprends de descendre les Ramblas. C’est un coin touristique, il y a donc beaucoup de mondes. On y trouve quelques animations : des gens se déguisent, d’autres font des petits shows (un imitateur de Michael Jackson, mais beaucoup plus bronzé que l’original).

 

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Dans les différents groupes de touristes que je dépasse en zigzagant, j’entends du français. Ca ressemble à un groupe scolaire. Des adolescents. D’ailleurs je surprendrai un gamin qui s’amusait à dire « bonjour » aux passants en croyant qu’il n’était pas compris. Un peu plus loin en descendant la rue, je vois un bâtiment qui annonce une exposition sur la Chine. Je projetai de la faire durant mon séjour, il n’en sera rien. J'arrive ensuite au niveau de la sortie de métro Liceu, à l'endroit même où j'ai quitté mes amies polonaises un an plus tôt. J’espérai y trouver une rue parallèle pour retrouver un musée, mais j’ai la flemme de chercher alors je vais jusqu’à la statue de Christophe Colomb.

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A ce moment là, je décide d'emprunter le Passeig de Colomb qui borde un temps le port jusqu'au métro de Barceloneta. J'emprunte alors le métro jusqu'à la sortie Jaume 1. A la sortie du métro, le temps s'est un peu éclairci. Je vois un petit café et décide de m'y arrêter. Je prends une sorte de capuccino glacé qui me laisse sur ma faim. Je m'attendais à autre chose. En sortant du bar, je me rend compte que la sortie de métro en question était le point de rendez-vous de ma toute première sortie Erasmus. Amusé, je prends un passage piéton à la recherche du Musée Pablo Picasso. Mais lorsque je le trouve, je trouve les portes fermées. J'essaye ensuite de trouver le Musée de la Xocolata mais sans succès.

Et puis comme je marche un peu au hasard pour le plaisir de marcher, j'emprunte des chemins qui m'éloigne des lieux initialement cherchés. Je me retrouve aux portes du Parc de la Ciutadela, pas loin de mon ancienne fac. C'est là qu'on peut voir le Parlement de Catalunya. Puis le parc est sympa.

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Peu après je sors du parc. Souhaitant faire une pause cyber-café, je recherche les deux cybercafés que je connais. Le premier est près de l’université mais il est aujourd’hui fermé. Le second est un peu plus loin, sur une rue qui peut vous conduire à la Sagrada Familia. J’y reste une heure, le temps de lire mes mails, répondre à quelques messages sur mon blog et vider les spams. Je retourne ensuite au parc car je sais qu’il y a un musée de zoologie à visiter. Je passe par une autre entrée du parc, non loin de l'Arc de Triomphe.

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Le musée est fermé. Je me rend compte que beaucoup de musée sont fermés le lundi et que je pourrai rien voir cet après midi. Il est 16h, j’ai encore du temps à tuer. Je décide de faire le grand tour du Parc par l'extérieur, il n'y a pas grand chose de beau à voir. J'arrive à la station de métro de la Ciutadela que je connais parce que c'est pas loin de ma fac et que c'est cette sortie de métro que j'empruntais quotidiennement. De là je vois les bâtiments de mon ex-université, mais j'ai pas envie d'y aller. J'ai pas quité mon université en France pour courir voir celle que j'ai fréquenté en Espagne. Sans compter que la plus part des gens que je connaisais sont partis. Je vais donc côté plage, à 5 minutes de marche à peine. Au bord de la mer, je déambule le long du Passeig Maritimo, perdu dans mes pensées.

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Je me mets à penser à une des polonaises. Je me souviens de notre première rencontre. C’est l’autre polonaise qui nous avait présenté. Ce fut assez laborieux au départ : elle ne savait presque rien d’espagnol, et j’étais trop limité en anglais (du reste, je le suis toujours) pour faire la conversation. Sans parler que je suis pas d'un naturel très bavard. Mais elle fît en trois mois de grands progrès en castillan. J’appréciais sa compagnie et parler avec elle. Elle avait de beaux yeux clairs, mais il m’était difficile de les lire (parfois certaines personnes ont un regard très expressif).

Elle était bien mignonne ma polonaise, surtout en maillot de bain! J’ai eu le sentiment qu’elle savait lire l’état de mon âme… quand j’étais tristounet, quand je perdais patience (faut dire qu’elles avaient bien du mal à se décider pour choisir un bar ou un restaurant). En tout cas j’appréciais ses paroles prévenantes à mon égard. Pour moi c’est important, même si je suis peut être pas aussi secret que je ne le crois. C’était une bonne amie. Nous avons passé de bons moments. Je lui avais fait goûté les huîtres dans un petit restaurant et elle avait visiblement pas trop aimé. Et encore j’ai attendu qu’elle mange la première avant de lui dire que c’était vivant !

Dès lors je ne comprends pas pourquoi elle refuse de me répondre sur internet lorsque je la vois connecté et que je lui envois un message. Je lui ais envoyé en décembre un mail pour lui souhaiter de bonnes fêtes, j'attends encore sa réponse. Je m'interroge. Je culpabilise même. Ai-je commis une faute à un moment donné ? Peut être que tout simplement, on voit se confirmer à nouveau le fait que le temps et la distance sont les pires ennemis d'une amitié.

*

Arrivé au bout du passage maritime, je décide de revenir vers la statue de Colomb. Je passe devant le musée d'histoires de la Catalogne que j'ai visité lors d'un précédent séjour. Mes jambes commencent à fatiguer. Ca fait quelques heures déjà que je marche au hasard, selon le bon vouloir de mon âme. Comme la veille je suis allé courir avec mon oncle et que ça faisait un moment que je ne l'avais pas fait, j'ai des courbatures partout.

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Je ressent l'envie de m'asseoir. Je décide d'aller dans un bar très sympa à côté du musée de cire, lui même à proximité de la statue de Colomb, à droite en remontant les Ramblas. L'ambiance y est sympa mais c'est surtout le décor. Une partie du bar ressemble à une forêt avec des faux tronc, et des fausses feuilles, l'autre étant une sorte de chambre du XIXèeme siècle. La sangria y est excellente. Comme d'habitude, je m'en prends une, et comme souvent je la bois un peu trop vite. J'écris entre temps un sms avec mon portable espagnol afin de contacter un collègue catalan. Il ne me répondra pas.

A la sortie du bar, j'ai un peu la tête qui tourne. Mais honnêtement je me sens bien. Le temps s'est éclairci. Je photographie une sorte de colèche. Puis décide de remonter les Ramblas.

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Ne trouvant aucun intérêt à les refaire (même si c'est jamais lassant de s'y promener), je décide de tenter une rue à gauche. Je l'emprunte et quelques temps après je prends la droite, une rue parallèle à celle des Ramblas. Je m'engage dans une petite place où des prostituées (ça y ressemblait bien) font face à des gens aux traits pakistanis ou indiens. Je préfère changer de trotoir, redoutant qu'une prostituée ne me prenne un bras et ne s'accroche à moi (ce qui entrainerait un long dialogue de sourd où elle insisterait à chaque fois que je répeterai que je n'ai ni envie, ni argent). Quelques rues plus loins je me retrouve sur les Ramblas du Raval, un quartier populaire où habite quand même pas mal d'immigrés.

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"Oh, oh, z'ai cru vois un gros minet !"

Par je ne sais quel hasard, je me suis retrouve sur cette place où l'an passé, nous avions achevés une visite entre Erasmus un samedi matin. On avait bu l'apéro dans un bar sur les tables mises à l'extérieur sur la place. J'étais avec des belges et la première polonaise. Ce qui me fait penser à un bar de bières belges que m'avaient fait découvrir des amis belges justement, et où je ne suis plus retourné depuis. Il faudra que j'y retourne parce qu'elles sont vraiment bonnes ces bières ;-)

A partir de là je décide de jouer le jeux de ma mémoire et de reprendre, autant que je m'en souvienne, le chemin à l'envers que nous avions fait lors de cette sortie. Je m'aventure dans plusieurs ruelles. Je fais quelques essais. A un moment donné je croise un gars un peu émeché qui me lance et répète un "y a ti que ta pasa ?". Il était accompagné. J'ignore superbement ses propos bien qu'en mon fort intérieur je pense :"je vais te pêter la gueule, tu vas voir c'est quoi mon problème!". Mais dès fois il vaut se méfier d'un verre de sangria...

Je retrouve plus loin le MACBA, le Musée d'Art Contemporain de Barcelone. Je le ferai deux jours plus tard sans vraiment apprécier l'art exposé, à l'exception de quelques photos.

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En remontant j’arrive aux portes de l’Université Autonome de Barcelone, à l’endroit même où nous avions commencé la visite guidée signalée ci-dessus. On peut me demander quel est l'intérêt de refaire ce qu'on fait. Je répondrai benoitement qu'on ne le refait jamais avec les mêmes yeux! Je me balade ensuite sur quelques ramblas, le temps de retrouver mes amis pour manger. Repas de 21h jusqu'à minuit. Je rentrerai finalement à la maison à 2h du mat, complétement épuisé...

 

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19 mars 2008

Marche nocturne

C’est drôle comme des fois une soirée peut vous réserver bien des (mauvaises) surprises.

Pourtant tout avait plutôt bien commencé. A 20h à la sortie des cours, je retrouvais sur la place du Capitole un camarade parisien en visite professionnelle sur Toulouse, mais que j’ai rencontré sur le Net.

Nous sommes allés dinés dans un restaurant très sympathique où, entre un bon Tariquet et une bonne brochette de poisson, nous avons passés en revue l’actualité des derniers jours. Mais ce fut aussi l’occasion de faire plus ample connaissance, la politique n’étant pas l’essentiel.

Puis nous nous quittons vers 23h40, après que le restaurant nous aie offert un digestif qui nous fut servit un peu tard, et je m’empresse de prendre le métro. Six stations plus loin j’espérais retrouver ma sœur qui jouait exceptionnellement mon chauffeur.

Or vers minuit, l’extérieur de la station de métro désert, pas le moindre signe de vie. J’appelle ma sœur sur son portable et sur le fixe de la maison, mais je tombe sur le répondeur. Ne supportant pas l’attente et l’indécision, je me mets à marcher en direction de ma petite ville « tout juste » à 7 ou 8 km de là.

Durant cette étrange marche nocturne, ma sacoche d’ordinateur à la main (dans lequel se trouve mon ordinateur donc, puis 3 bouquins, mes cours et un gros dossier pour mon mémoire), je marche d’un pas rapide et décidé, tout en épuisant mon forfait à tenter vainement de contacter (et réveiller) ma sœur.

La vie nocturne des villes périurbaines me laissent un sentiment bizarre, comme si un de mes songes passé, composée de villes érigés par la main de l'homme puis soudainement abandonnées par celui-ci, les livrant au jugement du temps, devenait réalité.

 

 

Puis j’ai une pensée pour mon grand père dont on m'a plusieur fois raconté que n’ayant ni (permis de) voiture, ni volonté de demander (par fierté mal placée) l’aide à qui que ce soit (encore moins à un gabacho), se levait le matin aux aurores pour aller au chantier, et rentrait bien tard le soir pour revenir au foyer.

A une heure vingt du matin je rentre enfin chez moi. 7 à 8 km en une heure et demie, je me dis que c’est une petit performance. Je bois quelques verres d’eau et m’en vais me coucher. Mais le sommeil tarde à venir et le réveil doit sonner 6h plus tard. 

08 janvier 2008

Barcelone

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Photo L'Internaute Magazine / Stephane SILVI

 

Il y a un an, jour pour jour, je commençais mon séjour à Barcelone.

Comme le temps passe ! Mais si tout va bien, j'y fais une escapade ce weekend. 

12 décembre 2007

L'hostalet de Vives

Samedi dernier j’ai fait une petite escapade en pays catalan en allant mangé au sympathique restaurant L’Hostalet, dans le petit village de Vives pas très loin de Perpignan.

 

 

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© L'Hostalet - Vives

 

 

C'est un collègue narbonnais qui me l'avait fait découvrir l'an passé, partageant tous les deux le bon plaisir de la table et du bon vin. Quoi de plus simple après tout que de partager un agréable moment autour d'un repas en compagnie de bons amis ?

 

 

L'ambiance y est très agréable, le cadre et la musique nous plongeant en pleine culture catalane. Le personnel est souriant et le service très correct. On vous accueillit d'emblée avec un bon plat de charcuterie. Les plats sont très bons, en quantité et de bonne qualité. Le rapport qualité-prix est justifiée.

 

 

Après un verre de sangria en apéritif, mon collègue est parti sur un civet de sanglier et moi pour un civet de lièvre à l'ancienne. Le tout accompagné de patates croustillantes et d'un plat d'haricots blancs. Comme il y en avait en quantité, chacun de nous a pu goûter le repas de l'autre, et j'avoue que j'ai plus apprécié le sanglier. Mon lièvre était très bon, la sauce excellente, mais la viande était un peu dure. En dessert nous avons pris un "pyjama" qui est composé de flan, de glaces, de chocolat chaud, de nougga et d'autres choses.

 

 

 

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© L'Hostalet - Vives

 

 

C'est le type de journée que j'aprécie vraiment beaucoup. Cela fait près de deux mois que nous ne nous étions pas vu, nous avons parlé de beaucoup de choses: de ce qu'a fait l'un et l'autre ces derniers temps, de Narbonne et de nos connaissances communes, et de politique enfin. La petite comme la grande pour être franc. Nous nous sommes aussi fixés une date pour aller sur Barcelone, c'était en projet depuis février dernier. Et à la sortie de table, nous sommes allés marché dans le petit village de Vives et quelques routes avoisinantes, en parlant toujours...

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