23 janvier 2011
La route
Un monde post-apocalyptique, sans vie, sans bruits. Pas un seul oiseau dans le ciel, irrémédiablement gris. Ni végétation, ni faune dans ces paysages de cendres. Rien n’a survécu à cette catastrophe dont on ne sait rien.
L’humanité a périe. Des villes de ruines, des carcasses de voitures brûlées, des ossements épars, tels sont les restes d’une civilisation perdue. Dans cet enfer terrestre, quelques débris d’humanité vagabondent.
Sur la route, un homme et son fils marchent en direction des côtes. Malgré les divers dangers – la faim, le froid, le vol, la folie, le cannibalisme – et les souvenirs d’un monde qui n’est plus, l’homme tente de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.
Le film est aussi bouleversant que dérangeant. La prestation de Viggo Mortensen est simplement extraordinaire. L’absence d’actions et le faible nombre de dialogues, déconcertant pour un spectateur, renforcent l’ambiance sombre et angoissante de ce monde désolé.
La relation entre ce fils, né après la catastrophe et si innocent des dangers du présent, et ce père, qui malgré des discours rassurants tente de préparer son fils à l’inéluctable fin qui les attend, représente notre humanité.
J’ai trouvé très intéressant les critiques des spectateurs. Beaucoup lui reprochent un manque d’actions, de rythme, et d’histoire, à l’image finalement de ce monde désolé retranscrit. Un monde sans vie, forcément ça dérange.
22:11 Publié dans Cinéma et Série TV | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : science-fiction



