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18 avril 2018

Colloque Michel Rocard

Les 17 et 18 mai prochains est organisé à Paris un colloque consacré à Michel Rocard et ses années à Matignon (1988 - 1991). Le thème " La deuxième gauche et le pouvoir " est l'occasion de célébrer et de revisiter les 30 ans de sa nomination au poste de Premier ministre.

Vous trouverez le programme de ce colloque ici.

J'assisterai à la première journée qui se tiendra aux Archives nationales.

17:28 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rocard

17 avril 2018

Mise à jour

Salut les amis.

J'ai procédé récemment à une mise à jour des liens internet affichés sur ce blog (voir les rubriques "Amis", "Personae publica, "Oeconomia" etc.).

Plusieurs sites et blogs ont malheureusement fermés ces cinq dernières années. J'ai donc décidé de les retirer.

J'ai longtemps espéré que les amis Quidam, Songoh Khan ou Belgo ré-ouvriraient leurs espaces d'écriture et d'échanges.

En vain. Peut être ont-ils quittés définitivement le Net, peut-être sont-ils allés explorer de nouveaux espaces numériques...

Retirer le lien vers vos blogs ne veut pas dire pour autant que je vous ai oublié... 

A bientôt.

24 décembre 2017

Le Père Noël supplicié

Claude Lévi-Strauss "Le Père Noël supplicié"

Le Père Noël est vêtu d’écarlate : c’est un roi. Sa barbe blanche, ses fourrures et ses bottes, le traîneau dans lequel il voyage, évoquent l’hiver. On l’appelle « Père » et c’est un vieillard, donc il incarne la forme bienveillante de l’autorité des anciens. Tout cela est assez clair, mais dans quelle catégorie convient-il de le ranger, du point de vue de la typologie religieuse ? Ce n’est pas un être mythique, car il n’y a pas de mythe qui rende compte de son origine et de ses fonctions ; et ce n’est pas non plus un personnage de légende, puisque aucun récit semi-historique ne lui est attaché.

En fait, cet être surnaturel et immuable, éternellement fixé dans sa forme et défini par une fonction exclusive et un retour périodique, relève plutôt de la famille des divinités ; il reçoit d’ailleurs un culte de la part des enfants, à certaines époques de l’année, sous forme de lettres et de prières ; il récompense les bons et prive les méchants. C’est la divinité d’une classe d’âge de notre société (classe d’âge que la croyance au Père Noël suffit d’ailleurs à caractériser), et la seule différence entre le Père Noël et une divinité véritable est que les adultes ne croient pas en lui, bien qu’ils encouragent leurs enfants à y croire et qu’ils entretiennent cette croyance par un grand nombre de mystifications.

Pour lire la suite, voir l'article du Monde ici.

Bonnes fêtes les amis !

 

19 décembre 2017

My Hometown

16:04 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (0)

04 septembre 2016

Pour qui sonne le glas

Ces deniers mois je me suis lancé dans la lecture de quelques classiques. Après avoir lu l’étrange mais tout aussi incroyable Voyage au bout de la nuit de Louis Ferdinand Céline, j’ai découvert Ernest Emingway avec Paris est un fête et surtout Pour qui sonne le glas, lu dans une vieille édition espagnole.

Pour qui sonne le glas se passe durant la Guerre civile espagnole (1936 - 1939). Robert Jordan, un jeune américain engagé dans les Brigades Internationales venues défendre la République menacée, est envoyé dans une région montagneuse pour y faire exploser un pont. L’infrastructure devra sautée le jour même où sera lancée une grande offensive militaire.

Dans cette région sous commandement franquiste, Robert Jordan doit rejoindre des partisans cachés dans la forêt et relativement désœuvrés après des mois de combats. S’il reçoit un accueil chaleureux, Jordan sait qu’il ne dispose que de quelques jours pour gagner leur confiance et organiser avec eux cette opération qui a tout d’une mission suicide.

Pablo, le chef de la bande, ivrogne mais combattant averti et sans pitié, se méfie de lui. Pilar, l’intendante qui parle comme un charretier, assure son intégration et la mobilisation de toutes les forces disponibles. Anselmo, son guide, lui est fidèle jusqu’au bout. Maria, une jeune femme de 19 ans dont il tombe amoureux, devient sa compagne.

Mais quelques imprévus entravent la bonne marche de l’opération. Une tempête de neige s’abat sur eux. La bande d’El Sordo (le Sourd) qui devait participer à l’attaque, est abattue après avoir volé des chevaux. Pablo prend la fuite avec une partie des explosifs et du matériel avant de revenir, plein de remords. L’attaque est lancée, le pont est détruit au prix de lourdes pertes humaines.

Pour qui sonne le glas est une œuvre magnifique. Le sacrifice et la camaraderie sont les thèmes principaux de ce roman de guerre. Sacrifice d’un jeune étranger parti combattre dans un pays qui n’est pas le sien, sacrifice de tous ces hommes et femmes prêt à participer à une attaque dont ils savent l’issue funèbre.

Les quelques jours que passe Robert Jordan avec les Partisans mettent en lumière une belle camaraderie de combattants d’abord, mais humaine aussi, avec l’accueil et l’hospitalité chaleureuse qu’il reçoit de ces espagnols. Ce sont des passages où l’on rit beaucoup.

Le livre décrit autant les atrocités commises par les républicains que celles commises par les franquistes. Les personnages se battent avant tout pour survivre, on est en guerre évidemment, mais c’est moins l’engagement idéologique et fanatique que l’espoir d’une vie meilleure et la recherche d'une certaine dignité humaine qui animent leurs combats.

J’ai beaucoup aimé cette œuvre.

Et je dois dire que j’ai beaucoup pleurer dans les derniers chapitres du livre.

19:11 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)