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18 octobre 2012

Le grand air (3)

Me voilà installé en Auvergne depuis début septembre pour une année de formation. Grâce à des horaires aménagés – les mardis et vendredis après midi de libre – à l’activisme des bénévoles d’une association de loisirs, proche de l’école de formation, et au beau temps de septembre, j’ai pu faire quelques randonnées pédestres. C’est toujours l’occasion de prendre l’air, de se changer les idées, de se dégourdir les jambes. Mais je dois bien dire qu’habitué aux randonnées pyrénéennes, c’est plus de grandes ballades qu’autre chose.

Le Puy de Dôme

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Je n’avais pas mon appareil photo ce journal là.

C’est donc une photo prise d’un autre Puy.

La Grotte de Sarcoui et le Puy des Goules

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Le ciel était couvert, les photos prises sont d’un intérêt limité.

La photo du Puy des Goules est prise depuis le Puy du Pariou


L'Abbaye de Randol

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Le Puy du Pariou

 

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Au pied du Pariou

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Vu sur le cratère

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Sur la gauche le chemin pour descendre

 

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Vue du fond du cratère

Puy Lassolas et Lavache

 

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La ça monte enfin!

 

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En faca, là où doit arriver.

 

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En prenant un peu de hauteur.

 

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Du haut du Puy Lassale, sur la gauche le Puy Lavache

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus.

23 septembre 2012

...

Trois semaines à peine qu’ils se connaissent et maintenant ils sortent ensemble. Six ou sept rencontres – deux ballades en ville suivies d’un café, deux randonnées pédestres, deux cinés, un apéro – et quelques rencontres fortuites sur le chemin qui relie leur immeuble à leur école de formation, aura suffit à les connecter.

Un peu plus jeune que lui, ils ont tous les deux le même parcours universitaire et ont fréquentés le même établissement. Ce même univers culturel a été le fil conducteur de leurs premières conversations. Puis ils ont très vite parlé de leurs voyages, leurs passions, leurs projets etc. Ils s’échangent beaucoup de sourires.

Sous couvert de banalités, pris dans la conversation, elle lui pose quelquefois des questions personnelles. Il y répond avec franchise, un peu maladroitement et parfois même avec trop d’hésitation. Il ne cache pas ses faiblesses. Le non-dit est parfois plus éloquent. Il sait ce faisant qu’il ne se présente pas sous ses meilleurs aspects.

Ils passent du temps ensemble. Lors d’une randonnée de groupe sous la pluie, elle lui propose son parapluie rose qu’il tient pour les deux, sous des regards amusés. A l’apéritif du soir, ils se suivent constamment au grès des interlocuteurs de l’un et de l’autre. Ils quittent la fête en même temps, sous l’œil entendu de leurs camarades.

Puis dans une audace qui n’a d’égale que sa grande naïveté, il lui propose de partir un weekend à Madrid. Elle accepte le principe. Il suggère fin octobre. Elle lui demande alors de préciser la nature de leur relation et de définir ses sentiments. Le voilà au pied du mur, désarmé devant ce petit bout de femme bien déterminée.

Sans conviction, il tente une sortie en mentant sur leur relation tout en ouvrant une brèche sur le chemin des possibles. Elle s’y engouffre, et devant son silence et ses hésitations, insiste. Il avoue enfin qu’elle lui plait vraiment beaucoup. Elle le rassure de la réciprocité de ses sentiments et l’embrasse. Une idylle est née.

Tout cela est assez nouveau pour lui. Il est resté célibataire bien trop longtemps, si bien qu’il n’a aucun repère. Il doit (ré)apprendre à composer à deux et sortir de sa solitude, devenue au fil des ans une seconde nature. Il redoute de ne pas être à la hauteur. Aussi c’est d’un pas prudent mais le cœur plein d’entrain qu’il entreprend ce chemin.

19 septembre 2012

Les enfants du khat

Les enfants du Khat.jpgOriginaire d’Ethiopie, le khat est un arbre proche du fusain d’Europe dont les feuilles, amères et euphorisantes, sont très prisées des Djiboutiens, qui les mastiquent à longueur de journée. Cette drogue, légalisée par l’usage, régit les comportements et l’économie de ce petit pays de la Corne d’Afrique. Livré par avion à la mi-journée, il vaut mieux éviter la route à ces heures là, surtout à proximité de l’aéroport. Il faut voir comment le khat paralyse la vie économique et sociale du pays tout les après-midi.

Le livre raconte l’histoire d’Asli, une jeune fille qui s’est assagie depuis qu’elle pratique et étudie l’islam. Ainée d’une famille nombreuse, elle a du très vite abandonner ses études pour s’occuper de ses frères et sœurs. Sa mère, qui travaille sans relâche pour faire vivre la famille, est vendeuse de khat. Son père, sans emploi, est complètement dépendant du khat dont il est sous l’emprise la plus part du temps. A travers ses multiples anecdotes, Asli décrit une société gangrénée par le khat et une jeunesse sans repères si ce n’est le rêve d’un ailleurs (l’occident), la religion ou le khat.

Publié en 2002, Les enfants du khat est le premier roman de Mouna-Hodan Ahmed, enseignante de français au Lycée d’Etat de Djibouti. Le récit d’Asli nous plonge en plein dans le difficile quotidien des djiboutien(ne)s. Tous ces épisodes sur la violence domestique, l’excision, le mariage arrangé, le désœuvrement de la jeunesse… dessine le rôle important de la femme dans cette société, partagée entre traditions et vie moderne mais fondamentalement portée par elle.

Prodigieusement bien écrit (riche en « paroles sages » et en bons mots, un vocabulaire animalier très bien choisi pour décrier certains comportements humains, et puis l’ambiance locale très bien retransmise), le roman souffre à mon goûts de deux (petits) handicaps : l’abondance de mots djiboutiens (somalis ou arabes en fait) obligeant à plusieurs allers-retours au lexique ; un découpage un peu particulier du livre, des chapitres plus courts auraient fait l’affaire.

PS: pour une fiche de lecture beaucoup détaillée, je vous suggère ce lien.

23:23 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)

28 août 2012

Le Premier homme

Ce livre inachevé d’Albert Camus faisait partie de la liste de livres à étudier pour le bac de français que j’ai passé à Djibouti en 2002. A l’exception de quelques chapitres retenus pour l’oral, c'est-à-dire susceptibles de tomber, je ne l’ai jamais lu jusqu’ici. Il faut parfois du temps pour être réceptif à une œuvre et un auteur. Et puis lire dans la seule optique d’une étude analytique du texte, ça n’aide pas forcément à aimer la lecture.

Je connais bien mal le parcours comme l’œuvre littéraire d’Albert Camus. C’est la polémique sur l’idée de transférer sa dépouille au Panthéon qui m’avait poussé à lire L’étranger. Le Premier homme est un roman sur lequel travaillait Camus un peu avant sa mort. A travers l’histoire de Jacques Cormery, c’est la propre vie de Camus qui transparait. Inachevé, le texte est quelque peu « brut de décoffrage » : les noms des personnages évoluent au fil des pages, régulièrement annotées par l’auteur.

Un livre très intéressant, écrit à la troisième personne du singulier, alternant entre le Jacques enfant (sa relation avec sa mère, sa famille, ses amis, son instituteur, sa vie dans le quartier puis ses années lycées) et le Jacques adulte (à la recherche d’informations sur son père, mort durant la Grande guerre, réalisant des allers-retours entre la France et l’Algérie). Souvent des chapitres distincts, mais parfois les deux périodes cohabitent dans un même chapitre.

J’ai beaucoup aimé la partie sur son enfance, qui est la plus développée il faut dire. Une description intéressante de l’Algérie française, sous le regard d’un enfant, issue d’une famille très modeste et d’origine espagnole. Des situations qui préfigurent aussi son engagement et ses idées. Une lecture très enrichissante en somme, où l’imagination du lecteur dérive facilement vers ses propres souvenirs d’enfance et d’adolescence.

14:57 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : albert camus

25 août 2012

Le violon sur la neige

le violon sur la neige.jpgC’est une note de lecture un peu particulière que je réalise aujourd’hui. C’est bien la première fois que j’écris sur un livre dont je connais personnellement l’auteur. Jean- Pierre Elie Prout, ancien professeur des écoles, est maire d’une petite commune du Périgord. C’est aussi un passionné de randonnées en montagne et c’est par ce biais là que je l’ai rencontré. Le violon sur la neige est son quatrième livre.

L’histoire. Etienne Valensson apprend par les média le décès de son frère Vincent, violoniste de renom, avec qui il est en froid depuis quelques années. De retour dans son village natal pour l’enterrement, il se voit remettre une lettre du défunt. C’est le cœur du livre. C’est un journal intime adressé à Etienne. Il relate leur enfance – leurs jeux, leurs parents – leur jeunesse à Paris, sa vie d’artiste puis son long combat contre la maladie.

Ce court roman offre une belle histoire, pleine d’émotions et joliment écrite, riche en références musicales et littéraires. Le style est clair et précis, concis et efficace. Chaque phrase semble « sous pesé » pour trouver le ton juste et faire son effet, sans jamais apparaitre comme volontairement recherché. En maitre des mots, Jean-Pierre met ses talents de conteur au service d’un message aussi humaniste qu’ambitieux. « A chaque page j’ai voulu faire un hymne à la vie ».

PS/ L’image en première page de couverture est vraiment magnifique.

16:48 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (0)