Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

03 août 2012

Hypérion – Dan Simmons

science-fictionLe cycle Hypérion est sans doute l’œuvre majeure de Dan Simmons, auteur américain de romans fantastiques, policiers ou d’horreurs, dans le champ de la science-fiction. Le cycle Hypérion se déroule en deux temps : Hypérion (1989) puis La Chute d’Hypérion (1990), chaque partie se composant de deux tomes.

Dans ce futur très lointain, l’Humanité s’est déployée sur des milliards de mondes, tous rassemblés au sein de l’Hégémonie. C’est une vaste République interstellaire dont le centre politique est Tau Ceti Central. L’Hégémonie comprend le Retz, les mondes du noyau, et le Confins, la périphérie. Les portes distrants assurent les déplacements planétaires instantanés.

Ces portes sont gérées par le Technocentre, agglomérat d’intelligences artificielles autonomes, au même titre que l’infosphère (forme d’internet) et les cybrides, ces humanoïdes-copies de personnalités humaines. Ennemis directs de l’Hégémonie par le passé, formes de vie non humaine et développée vivant dans des essaims, les Extros semblent manifester un intérêt grandissant pour Hypérion.

Dans cet univers, Hypérion est une planète sous protectorat de l’Hégémonie. Elle abrite les Tombeaux du Temps qui renfermeraient, selon des légendes, une créature surnaturelle, le Gritche, le Seigneur de la Douleur d’après l’Eglise de l’Expiation finale. Or les tombeaux sont en train de s’ouvrir. Alors que se profile une guerre terrible, sept personnes ont été sélectionnées pour réaliser un pèlerinage en ces lieux.

Les sept pèlerins ne se connaissent pas. Ils viennent d’horizons différents : il y a un consul, deux religieux (le père Hoyt et le templier Masteen), un soldat (Kassad), un poète (Silenus), une détective privée (Lamia) et un savant (Wintraub) qui voyage avec un bébé. Ils ignorent pourquoi ils ont été choisis et ce qu’on attend d’eux. Sur les chemins des Tombeaux, chacun va raconter son histoire.

Les deux premiers tomes sont consacrés aux récits des sept personnages. Leurs récits respectifs permettent de dresser un portrait général de l’Hégémonie, mais surtout de comprendre ce qu’ils ont en commun : la planète Hypérion. Cette première partie s’achève lorsqu’ils s’apprêtent à entrer dans les Tombeaux du Temps.

Dans les deux autres tomes, chaque pèlerin va devoir rencontrer la créature du Gritch. Joseph Severn, le cybride d’un poète disparu depuis des millénaires, va suivre les pèlerins à travers ses rêves, pour le compte de Gladstone, la présidente de l’Hégémonie. La guerre avec les Extros a commencée. Au fur et à mesure se dessine le grand plan machiavélique qui va déterminer l’avenir de l’humanité.

Avec le rythme lent des deux premiers tomes, aux récits de qualité inégale et parfois inutilement riches en descriptions, j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire. Mes trois récits préférés : ceux du prêtre, du savant et du consul. Changement complet de rythme et de narration dans les deux autres tomes. L’intrigue et les nombreux rebondissements rendent l’histoire plus intéressante. On n’en décroche plus !

18:09 Publié dans Livres | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : science-fiction

02 août 2012

The Dark Knight Rises

C’est le troisième volet de la saga Batman sous la réalisation de Christopher Nolan. Sorti il y a quelques semaines, je suis allé le voir samedi dernier. J’ai trouvé le film globalement bon même s’il reste de moins bonne facture que le précédent. Il faut dire que The Dark Knight avait mis la barre très haute avec un scénario bien élaboré, riches en rebondissement, et un Joker magistralement interprété par le défunt Heith Ledger.

Beaucoup de gens ont trouvé le film long (2h40), ce n’est pas mon cas. Mais le film se centre sur une douzaine de personnages, avec leurs propres histoires, ce qui relaye du coup le héros en arrière plan et donne parfois un ensemble confus. Vouloir faire le lien avec Batman Begins ne me semblait pas le meilleur choix, mais cela a permis à Nolan de « boucler la boucle » et de conclure, comme annoncé, cette trilogie Batman.

Après les derniers films de Batman, plutôt décevants, à la fin des années quatre-vingt-dix, Christopher Nolan a brillamment réussi le retour de l’homme chauve-souris sur les écrans. Des acteurs de talents au jeu sobre pour des personnages complexes, un univers sombre ancré dans les temps modernes tout évitant le « tout-gadget », des scénarios travaillés mettant au cœur l’évolution du héros, tout ceci a contribué au succès de cette trilogie.

Le film fait beaucoup parler de lui outre-Atlantique pour ses supposés messages politiques subliminaux (libertaire/réactionnaire/fascisant). Alors The Dark Knight Rises, un film politique ? Je crois surtout que le film surfe sur les préoccupations de son époque, c'est-à-dire la défiance croissante des gens vis-à-vis du secteur financier et la contestation des inégalités de richesse. Oui la « loi Dent » fait penser aux lois sécuritaires de Bush, oui certains propos de Bane (le méchant dans ce volet) font penser au mouvement Occupy Wall Street, mais au final ça ne va pas plus loin.

31 juillet 2012

Fan de Springsteen

De Bruce Springsteen, je ne connaissais à la base que quelques chansons classiques, genre Born in the USA, Philadelphia ou Dancing in the dark, entendues plusieurs fois à la radio l’été lorsque je bossais sur les chantiers. Autant dire par grand-chose en fait.

J’ai vraiment découvert l’artiste (et son groupe The E Street Band) via The Promise, un album sortie en 2010 et qui reprenait quelques unes de ses chansons de la fin des années soixante-dix, un peu retravaillées musicalement évidemment. D’entrée j’ai accroché la chanson éponyme, puis après quelques écoutes, l’ensemble de l’album.

Conquis par la voix de Springsteen, assez particulière et littéralement envoutante, la qualité de la musique et l’intensité des textes, j’ai voulu aller plus en avant dans l’univers musical du Boss, qui comprend autant sa carrière avec le E Street Band que des albums en solos.

Pour avoir un aperçu général du répertoire du Boss, j’ai d’abord écouté The essential of Bruce Springsteen. Beaucoup de chansons m’ont conquises, d’autres ne m’ont pas convaincues sur le coup. Puis, j’ai acheté les albums Tunnel of Love (1987), The rising (2002) et Working on Dream (2009) que j’ai beaucoup écouté en voiture.

Et ces toutes dernières semaines, j’ai acheté Wrecking Ball (2012), The River (1980), Nebraska (1982), Human Touch (1992), The ghost of Tom Joad (1995) et Devils and Dust (2005). Je n’ai pas encore tous les albums mais avec ces dernières acquisitions, j’ai de quoi m’occuper quelques mois !

C’est très intéressant de voir l’évolution du style musical de Springsteen au fil des décennies : ses débuts avec le groupe, sa carrière solo puis le retour au groupe ; des chansons tantôt rock, pop, folk, tantôt percutantes, engageantes ou engagées, tantôt mélancoliques, sentimentales ou intimistes. C’est évidement grossièrement résumé.

Je suis très étonné de voir que chaque album recèle une ou deux pépites, le genre de chansons qui accroche immédiatement l’oreille et qu’on ne se lasse pas d’écouter en boucle. La première écoute de ces pistes s’apparente parfois à un choc. C’est presque une révélation. Evidemment c’est subjectif.

Il me semble important de souligner le rôle essentiel d’internet, ici particulièrement you tube et deezer, dans la découverte de tout le répertoire d’un artiste. J’ai acheté la plus part des albums après les avoir écouté quelques fois. C’est les vidéos de Springsteen en concert, jouant des versions en piano, qui m’a fait aimer sa musique.

 

Mes chansons préférées (par ordre chronologique de découverte) :

The promise

Racing in the street

I’m on fire

Born to run

The river

Thunder road

Nothing man

American skin

Lift me up

Brilliant disguise

Walk like a man

One step up

Valentine’s day

Queen of supermarket

Wrecking Ball

Highway 29

Independence day

Atlantic city

15:46 Publié dans Musique | Lien permanent | Commentaires (1)

30 juillet 2012

Le grand air (2)

J’ai eu le plaisir cette année de renouer avec la randonnée en montagne. C’est un loisir j’ai découvert il y a douze ans de ça avec Pierrot, un ami de mes oncles, et que je pratique avec Laurent et ses parents plus ou moins régulièrement depuis 2000. La dernière ballade remonte à deux ans, j’étais alors parti avec quelques amis de la prépa.

Première rando de la saison, le cirque de Gurrundué dans les Pyrénées espagnols, à une bonne dizaine de kilomètre, au pifomètre, après le tunnel de Bielsa-Aragnouet. Je n’ai pas pris mon appareil photo ce jour là, Laurent m’enverra peut être ses photos. Bien que ne présentant aucunes difficultés particulières, j’ai un peu galéré dans la montée mais c’est toujours comme ça la première sortie. On a vu quelques vautours.

Deuxième rando, l’étang d’Appy dans les Pyrénées ariégeoises (Appy est un petit village de 27 âmes m’a-t-on dit), avec Pauline, Pierre, deux amis de la prepa, et quelques autres personnes. Un parcours moins facile qu’annoncé, des gens novices et mal équipés en chaussures, un ciel qui s’est couvert petit à petit, tout cela nous a dissuadés d’aller au-delà de la première partie du parcours.

Etang d'Appy-2.JPG

 Une montée plus difficile qu’annoncée, un sentier un peu étroit et boueu

Etang d'Appy-6.JPG

 On a eu le soleil pour monter et ça s’est vite couvert.

Etang d'Appy-8.JPG


Etang d'Appy-10.JPG

 

On a mangé à proximité de l’étang, comme il faisait froid on a pas trainé.

 

Troisième rando, les Aiguillous dont le départ est à côté de la station de ski de Piau-Engaly, dans les Hautes-Pyrénées. Ballade réalisée avec Laurent, ses parents et leurs amis de rando. Mémorisant mal le nom de lieux, ce n’est que sur le tard que j’ai compris que nous avions déjà fait ce parcours. C’était il y a dix ans de cela, avec les mêmes personnes qui plus est !

Aiguillous-2.JPG

 Le dernier gros cairn avant la montée vers le pic des Aiguillous

« Rendez-vous ! vous êtes cairnés ! »

Aigouillous-4.JPG

La dernière montée avant le pic

Aigouillous-5.JPG

Vu d’en haut.

Aigouillous-6.JPG

Interlude, les granges au dessus de Vieille-Aure. C’est plus une promenade qu’une randonnée à proprement parlé, m’enfin vu la montée et le rythme de la marche, ce n’était pas de tout repos.

Les granges-5.JPG

 J’aime bien les mers de nuages que l’on peut apercevoir au dessus de la grange

Dernière rando, le port de Salcorz, dans les Pyrénées espagnols, dont le départ est situé entre le pont qui suit la sortie du tunnel de Bielsa, et le paravalanche. La montée débute dans une forêt de pins, où l’on a aperçu un groupe d’izard, puis ça dégage ensuite. Le parcours est assez bien indiqué.

Port de Salcorz-3.JPG

 Le petit lac de Salcorz.

Port de Salcorz-6.JPG

Vue du port de Salcorz, on aperçoit vaguement les granges du Moudang, une rando réalisée en 2009

N.B. Vous pouvez cliquer sur les photos pour agrandir.

14 juillet 2012

Fin de mission

J’ai fini hier après-midi ma mission au sein de ce réseau d’associations intervenant dans le domaine du logement, où j’ai travaillé ces onze derniers mois. Si j’attendais avec un peu d’impatience ce moment, signe du début des vacances tant attendues après quelques années de pauses estivales plutôt studieuses, ce n’est pas sans un pincement de cœur que j’ai dit au revoir à l’ensemble de l’équipe.

Je les remercie à nouveau pour leur accueil chaleureux, leur confiance à mon égard, leur compliment pour mon travail, et au-delà, pour tout ce que j’ai pu apprendre à leurs côtés. J’ai en outre bénéficié de conditions de travail exceptionnelles : grande autonomie pour faire le travail demandé, grande liberté pour préparer et passer les concours lorsque c’était nécessaire. J’aurai au final partagé l’année entre la fac, l’association, les concours et les chantiers de peinture.

Ces onze mois auront été très enrichissants. J’ai découvert le domaine du logement dont je ne savais rien, ainsi que l’univers associatif dont j’avais l’approche de l’utilisateur, plus que celle de l’acteur. J’ai aussi  gagné en confiance, surtout pour la prise de parole, et en expérience. Je reste convaincu que je dois à ces personnes une partie de ma réussite au concours. Je n’ai pas manqué de leur dire d’ailleurs.

Mais l’univers associatif est aussi très compliqué dans ses rapports aux collectivités (partenaires ou financeurs) ou entre opérateurs du secteur. Poursuivre un objectif social n’empêche pas des coups de bâtons et une forme de concurrence. Ex : dire son intérêt pour un projet novateur y apporter des éléments tout en y étant opposé ; venir en réunion comme un simple consommateur (je prends l’info mais je dis rien) ou par vigilance (où en sont-ils et où vont-ils ?).

J’ai particulièrement beaucoup appris au côté de mon président, un ami par ailleurs, au sens politique et stratégique très fin, et de mon directeur, un brin désordonné parfois mais brillant, inventif et passionné. Bel exemple de management par projet ou politique. J’ai travaillé avec eux sur un projet de coopérative qui devrait voir le jour d’ici la fin de l’année.