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14 juillet 2016

Adieu Michel Rocard

Voilà, Michel Rocard nous a quitté...

J'ai appris son décès au retour d'un voyage à l'étranger.

L'âge avancé du défunt et son état de santé des derniers mois n'enlèvent rien à la surprise et à la tristesse que suscite sa disparition aujourd'hui.

Bien sûr, je suis trop jeune pour être un nostalgique des années Rocard et du leader que certains ont suivi. Car je n'ai connu ni le PSU et Mai 68, ni le PS d'Epinay, pas même les gouvernements Rocard (1988-1991).

C'est par le biais du blog de DSK que j'ai "découvert" en 2006/2007 les idées, la pensée et le parcours de Michel Rocard. En lisant ses mémoires (Mémoire Vivante, Si la gauche savait, Mes points sur les i, Mémoire de mes faits et méfais etc) ou ses livres de réflexion (Peut-on réformer la France, Oui à la Turquie, Les moyens d'en sortir).

Dès lors j'ai toujours suivi avec attention ses interventions médiatiques. Il était au début un peu "mon maître à penser", avec le temps (un peu de maturité aussi) il était surtout devenu une référence, une figure morale. Quelqu'un qui mérite toujours d'être entendu, à défaut d'être forcément écouté.

Sa voix et ses analyses vont vraiment nous manquer. Surtout lorsqu'on fait l'amer constat qu'il n'y a pas grand monde dans la nouvelle génération de politique à lui arriver à sa cheville. Manuel Valls et Emmanuel Macron peuvent bien se revendiquer "rocardien", on peut pas dire qu'ils m'éblouissent par leurs analyses et leurs actions.

Finalement je n'aurai jamais eu l'occasion de le rencontrer (mais au fond qu'aurai-je bien pu lui dire ?), tout juste la chance d'avoir eu parfois une réponse à quelques courriels qui, avec le recul, ne présentaient pas beaucoup d'intérêt.

Merci Michel Rocard. Reposes en paix camarade !

15:16 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : rocard, dsk

02 février 2013

Rocard et la réforme des retraites

Michel Rocard était interviewé le 26 janvier dernier par le Journal du Dimanche. La sortie de son dernier livre – La gauche n’a plus le droit à l’erreur coécrit avec Pierre Larrouturou – crée l’occasion de reparler de la réduction du temps de travail (RTT) et de la réforme des retraites. Il faudra un jour que j’écrive une note sur la RTT. Mais sur les retraites, voilà ce qu’a dit Rocky : 

« L’amputation du pouvoir d’achat (des pensions) est imbécile, alors que le pays a besoin de davantage de consommation. La seule solution est d’allonger la durée de cotisation, d’aller peut-être jusqu’à 43 annuités. La France est le seul pays développé qui a fixé un âge de droit au départ à la retraite. La réforme Sarkozy a fait passer au forcing les 62 ans… C’est décoratif, cet âge n’est pas une limite physique, ni individuelle. (…) Il faut dire la vérité aux Français, le vrai calcul se fonde sur la durée de cotisations, pas sur un droit lié à un âge borné et inutile. En conséquence, on peut aller jusqu’à 65 ans. C’est vivement souhaitable, à tous points de vue. Il y a une mortalité forte juste après 60 ans car le travail maintient en forme. Et travailler plus longtemps résoudrait le sous-emploi des seniors. Ce serait un apport considérable. »

Mes remarques :

Le gel des pensions retraites, piste sérieusement envisagée pour rééquilibrer les caisses de retraites complémentaires, se traduit du fait de l’inflation, par une perte de pouvoir d’achat. Si le geste peut effectivement faire économiser quelques millions/milliards d’euros, c’est aussi toucher à la consommation des ménages (ici retraités) alors que l’économie fait du surplace.

La France n’est pas le seul pays développé à avoir fixé un âge de droit au départ à la retraite. Comme dans d’autres domaines, il n’y a pas là non plus de « particularité française ». En Espagne il est (était ?) fixé à 65 ans et 35 ans de cotisations. En Allemagne, l’âge légal est de 67 ans. Hélas, je ne retrouve plus le tableau comparatif que j’avais trouvé sur le sujet.

Rocard a raison sur le fait qu’avec l’allongement de la durée de cotisation, l’âge de départ à la retraite perd progressivement et complètement de sens. Pour un jeune comme moi, qui a fait des études et qui est rentré plus tard sur le marché du travail, la retraite à 60 ans est hors de portée. Il en va autrement pour ceux, en activité, qui approchent du seuil en question (60/62).

Travailler plus longtemps résoudrait le sous emploi des seniors !? La France est marqué par un taux d’emploi des seniors (plus 55 ans) assez faible (30-35%). Améliorer ce taux, comme celui des jeunes, apporterait des ressources supplémentaires au système de retraites. Mais ce n’est évidemment pas si simple.

Le relèvement progressif de l’âge légal de départ à la retraite à 62 ans contraint, de fait, les salariés en âge de partir, à retarder leur départ. Les statistiques ont d’ailleurs montré des départs moins nombreux suite à la réforme de 2010. Mais c’est valable pour des seniors encore en activité et en capacité à rester plus longtemps dans leurs emplois .

Le problème c’est pour ceux qui perdent leur travail au cours de la cinquantaine, et qui ont du mal à en retrouver. Dans ce cas, l’allongement de la durée de cotisation transforme des préretraités en chômeurs de longue durée ou, au vu des intentions de réformes du régime d’indemnité chômage, en bénéficiaires du RSA ou ASS,  avec in fine des pensions moindres. De quoi réduire à néant les progrès enregistrés ces dernières décennies en matière de niveau de vie des retraités (pouvoir d’achat).

Sur le taux de mortalité après 60 ans, les propos de Rocard mériterait d’être développés et précisés. Je ne sais pas d’où il sort ces chiffres/ cette tendance. Beaucoup de problématiques sont derrière tout ça : la pénibilité au travail, l’occupation de son nouveau temps-libre (loisirs, volontariat, bénévolat), la prise en charge des problèmes de santé arrivés à un âge certain (encore que je suis persuadé que ça se déclenche plus tard).

Tout ceci m’amène à parler de la réforme des retraites, mais c’est pour un nouveau billet.

10:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : rocard, larrouturou

12 avril 2012

C'était François Mitterrand

9782253118695.jpgL’autre jour je lisais dans Le Monde, un article sur la supposée influence et l’évolution des débats télévisés de l’entre tour sur l’issu de l’élection présidentielle. Le soir même, je regardais via internet une bonne partie du débat de 1981 qui opposa Giscard d’Estaing et Mitterrand.

Et comme la presse et les staffs de campagne de certains candidats s’amusent à faire le parallèle entre 2012 et 1981 - Sarkozy copie Giscard, Hollande imite Mitterrand et Mélenchon joue Marchais – je trouvais intéressant de relire le livre de Jacques Attali, consacré à l’ancien président.

« C’était François Mitterrand » est sorti en 2006, au moment où l’on « célébrait » le dixième anniversaire du décès du dernier président socialiste de la République. Attali, qui a accompagné l’homme de 1970 à l’Elysée comme « conseiller spécial », raconte la personnalité et l’action politique de celui-ci.

L’homme frappe par son érudition – littéraire, artistique, historique, religieuse etc. – et sa parfaite maitrise du verbe. Sur de son destin, qu’il n’hésitait pas à provoquer, il s’inscrivait perpétuellement dans un rapport au temps et à l’Histoire. Narcissique, il se montrait faussement distant dans ses rapports aux autres.

Les années soixante-dix, le fin stratège. Il refonde le PS en 1971, s’entoure et fait travailler ensemble les différentes tendances, et fait l’Union de la gauche pour isoler le PC et gagner l’élection. Ses différends avec Rocard, la haine de la presse à son égard, la montée des jeunes énarques (Jospin, Fabius, Lang, Joxe etc.).

Son premier mandat, le grand réformateur. Il lance la décentralisation, il réforme la justice (abolition de la peine de mort, dépénalisation de l’homosexualité), il libéralise les média (fin de l’ORTF, libéralisation des ondes), il réforme l’économie (relance et nationalisation puis restructuration).

Son second mandat, le grand européen. Une fois réélu après la cohabitation, il se désintéresse de la politique nationale pour se consacrer à l’Europe et au monde. Il prépare l’élargissement (1986, 1995), fait adopter l’Acte unique puis Maastricht, il appuie Kohl dans la réunification et Gorbatchev dans la perestroïka.

Le livre s’achève sur la politique étrangère de l’époque (ses rapports avec les Etats-Unis, la guerre froide et la fin du rideau de fer, les pays africain et le tiers-monde, l’ex-Yougoslavie), sur la révélation du passé du président (Vichy, Bousquet) et de sa maladie (rapport à la mort, à la religion).

Homme complexe, aux multiples facettes et secrets, Mitterrand reste un mystère. Il faut lire « C’était François Mitterrand » comme le point de vue d’Attali, témoin privilégié des arcanes du pouvoir, sur l’homme qui présida la destinée de la France pendant 14 ans. Le temps et l’oublie se chargeront de juger sa place dans l’Histoire.

29 février 2012

Quelle politique industrielle pour la France aujourd’hui ?

En 2011, le déficit du commerce extérieur de la France s’élevait à un peu plus de 70 milliards d’euros, ce qui constitue un nouveau record depuis 2004, date où le solde de la balance commerciale est devenu négatif.

La France souffre d’un déficit conséquent de compétitivité dans ses échanges de biens et services avec ses partenaires européens et internationaux, signe d’un affaiblissement de son secteur industriel.

Malmené par un euro fort dans un contexte de guerre monétaire et surtout par une spécialisation économique défavorable (positionnement sur des produits en moyens et bas de gamme), le secteur industriel français s’est beaucoup rétréci cette dernière décennie.

Or l’apport de l’industrie dans l’activité économique et son dynamisme reste central, en particulier à l’heure de la mondialisation. Les pouvoirs publics ont donc intérêt à repenser la politique industrielle. Dès lors, on peut se demander quelle politique industrielle il convient de mener en France aujourd’hui.

Nous verrons d’abord que la désindustrialisation relative de la France est une conséquence des mutations économiques et d’un changement de politique économique à partir des années quatre-vingt.

Puis nous expliquerons que pour remédier au déficit de compétitivité de l’économie française, il convient de privilégier une politique d’innovation et de développement à une politique défensive, notamment centrée sur les coûts.

La France est marquée par un phénomène de désindustrialisation, conséquence des mutations économiques et d’un changement de politique économique à partir des années quatre-vingt.

Les mutations économiques qui ont marqués l’industrie.

Depuis les années quatre-vingt, l’emploi industriel en France a considérablement diminué. Cela s’explique pour une part par les restructurations opérées dans les secteurs du textile, de la sidérurgie et de la métallurgie dans les années quatre-vingt. Mais la mécanisation et l’automatisation ont aussi contribué à réduire l’emploi industriel.

Une étude de la Direction du Trésor et de la Politique économique daté de janvier 2010 explique la chute de l’emploi industriel en partie par le phénomène d’externalisation. De nombreuses entreprises se sont alors recentrées sur leur cœur de métiers en sous-traitant certaines activités, transformant ces emplois industriels en emplois de service.

En outre, le poids croissant de la concurrence internationale suite à l’ouverture des échanges, et la financiarisation des stratégies d’entreprises suite à la libéralisation du marché des capitaux, ont favorisé le phénomène de délocalisation et les investissements financiers (au détriment des investissements productifs).

Les entreprises vont installer tout ou partie de leurs productions dans des pays où la main-d’œuvre est moins chère et dont le dynamisme économique offre de nouveaux débouchés. Le positionnement moyen-bas de gamme de la production française l’expose clairement à la concurrence étrangère, centrée sur les coûts compétitifs.

Un changement de politique économique à l’égard de l’industrie.

De 1950 à la fin des années soixante-dix, la France a une politique industrielle très volontariste. La création après la guerre d’un Commissariat au Plan, établissant une planification indicative sur des secteurs stratégiques, en est l’exemple type.

Cette politique industrielle a favorisé la constitution de grandes entreprises publiques, jouissant d’une situation de monopole, et la réalisation de grands projets industriels (Airbus, Ariane, le nucléaire etc.). L’Etat était à la fois producteur (via les entreprises publiques), financeur (via le Trésor et la Caisse des dépôts et de consignation) et consommateur (dépenses militaires et autres).

A partir des années quatre-vingt et la signature de l’Acte unique européen, la construction du marché commun a changé la donne. La libéralisation des marchés financiers, l’ouverture de nombreux secteurs économiques à la concurrence, la consolidation d’un droit communautaire de la concurrence, a rendu difficile, si ce n’est impossible, de continuer la politique industrielle classique.

Les vagues de privatisation (1986, 1993, 1998) d’entreprises publiques constituent un autre paradigme de la politique industrielle, davantage centré sur les stratégies d’entreprise (acquisition, fusion etc) et une politique réglementaire (ouverture à la concurrence des marchés de réseaux et création d’agence de régulation). Le droit communautaire limite les aides publiques aux entreprises.

Or la mise en concurrence des économies européennes et la constitution d’une monnaie unique sans contrepoids en matière de politique budgétaire communautaire, a favorisé la divergence entre les économies, c'est-à-dire qu’elle a renforcé les défauts de spécialisation de chaque économie (cf. Patrick Artus).

Pour remédier au déficit de compétitivité de l’économie française, il convient de privilégier une politique d’innovation et de développement à une politique défensive centrée sur les coûts.

Les politiques défensives, notamment centrées sur les coûts de production, sont insuffisantes.

Les politiques dites défensives peuvent avoir un volet fiscal mais aussi réglementaire. Nous entendons par volet réglementaire le souci des autorités publiques d’assurer une protection la plus large possible contre la contrefaçon des produits français. Cette lutte contre la contrefaçon est assurée par les services des douanes.

La constitution d’un label « produit industriel français » à l’issu des Etats généraux de l’Industriel en 2009 est une autre démarche défensive, centrée sur la défense et la promotion du « made in France » mais au final dépendant du « civisme » des entreprises et ménages.

La politique fiscale peut être une façon d'améliorer la compétitivité de nos industries. La suppression en 2009 de la taxe professionnelle (remplacée par la contribution économique territoriale) a été justifiée par son impact négatif sur les industries, porteuses d’investissements et employant beaucoup de main-d’oeuvre.

La TVA « sociale », « emploi », « anti-délocalisation » est également avancée comme un moyen de retrouver un peu de compétitivité. Elle prévoit l’augmentation du taux de TVA de quelques points et la baisse en contrepartie des cotisations patronales. Les biens importés sont renchérie relativement à la baisse des charges pesant sur les produits fait en France.

Mais cette TVA sociale pèse sur la consommation des ménages et touche les entreprises indistinctement de leur exposition ou non à la concurrence étrangère. Enfin les gains en terme de compétitivité-coûts seraient insuffisants par rapport au coût de main-d’œuvre des pays émergents.

Une politique d’innovation et de développement.

En 2006, le gouvernement Villepin a sélectionné un certain nombre de projets de pôles de compétitivité sur tout le territoire français. Inspiré du rapport Blanc « Pour un nouveau éco-système de croissance », le pôle de compétitivité vise l’éclosion de « clusters » par le rapprochement entre les unités de production, les centres de recherche et les centres de formation. Ces rapprochements et collaborations doivent permettre de créer un effet d’agglomération (A. Marshall) via l’innovation qui en découle.

En 2009, constatant l’accumulation d’un déficit d’investissements depuis deux décennies, le gouvernement Fillon a décidé la réalisation d’un « grand emprunt », destiné à financer des investissements d’avenir (recherche, université, ville de demain, énergie décarbonée, fibre optique etc), arrêtés par la commission Juppé-Rocard.

Par rapport à l’Allemagne, la France souffre d’un développement limité de ses PME, en particulier celles orientées à l’exportation. Un soutien au développement des PME pourrait passer par un « Small Business Act » européen, c'est-à-dire notamment un meilleur accès à la commande publique. Le soutien au PME peut être également d’ordre financier via le soutien de banques publiques d’investissements (CDC, Oséo, FSI)

Enfin, le développement d’une véritable stratégie d’intelligence économique peut être un atout pour les PME exportatrices, à travers une logique défensive (protection des données, marques, brevets) et une logique prospective (accompagnement à l’international).

*

La politique industrielle française a beaucoup évoluée du fait des transformations économiques et de la construction du marché commun. En conséquence, la France accumule un sérieux déficit de compétitivité, qui peut être corrigé si l’on privilégie une politique d’innovation et de développement des PME plutôt qu’une politique centré sur les coûts.

Mais une politique industrielle en France doit s’inscrire aujourd’hui dans une perspective européenne qu’il convient d’améliorer pour concrétiser les objectifs de l’Agenda de Lisbonne, fixés en 2000. Cela doit passer par des investissements communautaires et le financement de projets industriels à dimension européenne.

11:52 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : économie, europe, rocard

12 février 2012

Rocky is back

Non, non, je ne parle pas de Rocky Balboa le mythique boxeur incarné à six reprises par Sylvester Stallone. « Rocky » c’est le petit surnom donné à Michel Rocard au sein du PS, en général par les militants soc-dem qui l’apprécient et pour qui la parole compte toujours un peu.

Or depuis qu’il a été nommé « Ambassadeur de France chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique », Rocard s’est fait bien silencieux : peu d’interviews, quelques réunions ou conférences ici ou là, une ou deux tribunes dans la presse écrite.

Dans un entretien accordé à Nice Matin où il était interrogé sur la (pré-)campagne présidentielle, il a dit ne pas vouloir s’impliquer parce qu’il fallait notamment laisser la place aux jeunes. Contrairement à Lionel Jospin, il n’était pas présent au meeting du Bourget où François Hollande a (brillamment) lancé sa campagne.

Il a récemment participé à une réunion d’Inventer à gauche, un nième courant du PS organisé autour de Michel Destot (le maire de Grenoble), autour du thème des 100 premiers jours d’un futur gouvernement de gauche. Si j’en crois les comptes-rendus de l’association, de LCP et de Rue89, il nous a encore fait du « grand Rocard ».

Ses principales idées phares :

-      Nouvelle phase de la décentralisation

-      Participation des salariés au conseil de surveillance et aux comités de rémunération des grands groupes

-      Renforcement de la présence et de l’importance syndicale par une forte incitation à y adhérer

-      La suppression des stock-options

-      Casser l’intérêt bancaire (« ça va être la lutte des classes » dixit)

-      Face à la crise du logement, une caution mutuelle solidaire

-      Faire la toilette des textes scandaleux sur l’immigration et la nationalité

-      La taxe carbone

Moins consensuel cette fois, il a jugé très peu plausible les hypothèses de croissance retenu dans le programme présidentiel d’Hollande, a critiqué l’accord électoral PS-EELV sur le nucléaire et préconise de retarder la réforme fiscale, jugée plus facile à faire avec de la croissance, et de s'en tenir aux mesures symboliques à faible coût.

Mes remarques :

Concernant les hypothèses de croissance, celles prévues en 2012 et 2013 me semblent plutôt prudentes et réalisables, autant celles prévues de 2014 à 2017 apparaissent bien optimistes, tout au moins incertaines. Mais celles du gouvernement ou de Bayrou ne sont pas non plus très prudentes.

 

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(cliquer sur l'image pour agrandir)

Concernant la réforme fiscale, il me semble évident que si elle n’est pas lancée dès l’élection, c'est-à-dire au moment même où la nouvelle majorité a le soutien politique le plus large, alors elle ne se fera pas. Et elle est nécessaire autant pour des raisons de justice fiscale que pour des raisons budgétaires et économiques.

Concernant les mesures symboliques à faibles coûts, c’est assez surprenant de l’entendre de la bouche de Rocard (ça mériterait d’entendre le raisonnement en entier), lui qu’est pourtant moins attaché au symbolique qu’au pratique et structurel. Mais dans un contexte budgétaire difficile, on en comprend aussi la raison.